Les fléaux de la mode

Les fléaux de la mode

Ou comment survivre face à l’invasion du mauvais goût

Je me positionne ici en juge du goût, snobinard parisien totalement assumé. Mais il est temps de dire non. Il est temps de dire non à de nombreux fléaux qui ravagent notre paysage, qui salissent notre rétine, qui polluent notre vision, bref pointons ici du doigt les fausses bonnes tendances actuelles.

Commençons par parler du fléau numéro 1, autour duquel tourne une grosse hype, j’appelle à la barre les claquettes chaussettes. Importé de l’univers sportif, comme de nombreux fashion faux pas au cours des dernières années, à l’instar du jogging retroussé ou des crampons de mariage, les claquettes chaussettes envahissent nos réseaux sociaux et notre société. Toi qui porte cette immondice, te sens tu marginal ? Te sens tu décalé, intelligent et auto dérisoire ? Et bien non, laisse moi te dire que tu fais juste preuve d’un humour sous développé que tu appelle second degré, derrière lequel tu te réfugie, comme une barrière universelle pour ne pas assumer tes mauvais choix. Le port “humoristique” des claquettes chaussettes est l’équivalent d’un “mais non je rigole” après une déclaration un peu trop raciste, ou d’un “c’est bon c’est une blague”, pour un attouchement un peu trop intime sur Corine de la compta. Les claquettes chaussettes sont moches, elle ne sont pas intéressantes, et ne se montrent pas en public à l’instar de leurs compagnes ou compagnons. Porteurs de ce fléau, je vous supplie d’arrêter.

Je voudrais ensuite appeler le pantalon ¾ à la barre. Associé à un pull ralph lauren déposé sur les épaules, cette immondice n’est heureusement présente qu’au printemps et en été. Jambes mal épilées, genoux honteux, ou fraicheure printanière, toutes les excuses sont bonnes pour arborer l’emblème de la grossièreté et de la lâcheté vestimentaire. Ne laissant apparaître que la cheville et un bout du mollet, cette absurdité rends impossible toute réflexion de la part du porteur. Son profil est généralement un jeune adulte parisien, affectionnant les bars à avocats et abonné à télérama d’où il se nourrit de sous culture. Le porteur de trois quart aime se regarder dans le miroir, dans les vitres des voitures, dans les vitres du métro, dans les lunettes de soleil des passants, dans les flaques d’eau et dans les pupilles vides de ses amis. Si vous avez peur du vide, ne regardez jamais un porteur de pantacourt dans les yeux. Pantacourt. Qu’est ce donc que ce néologisme inventé par une classe sociale en mal de nouveauté et de réflexion. Le pantacourt n’est que le reflet de la paresse intellectuelle dans lequel se trouve leur porteur. Amis au reflet de luzerne dans la rétine, mettez un pantalon.

Je ferais abstraction des croc’s, des pulls à motifs, des teddys à l’effigie d’une université américaine, des T-shirt i love …., des T-shirt hard rock cafe (nom d’ailleurs assez mal choisi pour un institut qui représente le capitalisme et la société de consommation dans toute sa splendeur), des chemises non cintrées, des ceintures crocodiles, des casquettes de gavroche et des colliers en forme de coeur, je n’ai pas besoin d’en parler pour vous dépeindre la misère stylistique actuelle. Alors rebellons nous contre ces horreurs, levons haut le bras et battons nous !

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